(version française plus bas)

 

Magician figure

Massim Region, Trobriand Islands, Papua New Guinea.

Circa 1880

 

Anyone with a keen eye for ancient New Guinea art will be stopped in its track by this figure, and I am very proud to present it as the oldest type of Massim figure known, to honour the memory of Dr Harry Beran, the legendary Massim art specialist, who recently died.  

       

From its iconography it is possible to deduct this figure falls into the category of "sickness figures" or "magician figure" from the Massim region ("The depiction of physical abnormalities in Oceanic art, especially the Massim region of Papua New Guinea, and its distinction from artistic licence", Dr Harry Beran, Pacific Arts Association, April 3-6 2013, unpublished paper)

On  the present figure the arms are bent backward in a totally abnormal position, the hands are equally distorted, one eye is pullet out and one leg is slightly shorter.   

Harry Beran (personal communication) agreed that the present Massim figure "probably depicts deformities" and he added that "Figures were made for magic purposes but it is impossible to know without having the information from the owner at the time of collection". We will gladly concur to that prudent position and thus form the hypothesis this is a magician figure, hence made and used to counter the effects of deformities (probably caused by an unknown disease more than magic at the time, and most probably imported by European sailors, sadly - See Nicholas Thomas)

        

Now when it come to the overall style and age of this piece, I could compare positively the style, stylistic features, the wood and pigments, with six other figures: 3 figures conserved at the British museum and donated in 1895 and 3 conserved at the National Museum of Anthropology of Florence  and donated in 1898.

From the first group at the British Museum (see group photo below with the more colourful  figures: Oc1895,-296, 297 and 298), all collected in the "Trobriand" and donated by William Whitten in 1895. All of them are about the same size (between 32 and 44 cm), present the same stylistic features - which are easily comparable with more recent Massim figures and one might even have been made by the same sculptor as our (the one on the right)

From the second group at the Florence national Museum of Anthropology (see group photo with the "natural" colour figures ( images taken from the book "Art Papou", Musée de la Vileille Charitée, Marseilles, 2000, p. 130-130), all of these were brought back from "Milne Bay" by  A. Scheidel in 1898 and are a bit bigger in size (54 to 59 cm) and we can also find many similar stylistic features.

From the overall archaic feel of these figures, which I should repeat here are the oldest examples known in collections, and in comparison to other Massim figural works known, I am tempted to call these "proto-Massim" art (like there is a proto-Dogon art). This not only because of their own archaic style, but because of the stylistic connexions with other cultures, from far away coastal regions of Papua New Guinea. Starting from the Humboldt bay and surrounding types of incised figurative works, followed by the figurative works of Lake Sentani, all the way down to the Massim region... which is also the route followed by proto-Austronesian language and the ancient Asian branch (remember the Dong Son axe found in Sentani) of today's people of Papua new Guinea.

The Massim figure is in good condition for its age, some white and dark pigments remain and the surface is oxidized. The ears and nose are pierced, there is an old chip on one foot and on the penis as well as a longitudinal crack on the back (now stable). Custom wood base by Romain Laforêt.

H: 32,5 cm (12 3/4 inches)

Price: on demand enquiry

Statue de magicien

Culture Massim, îles Trobriand, Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Vers 1880

 

Toute personne ayant un intérêt pour les arts anciens de Papouasie Nouvelle-Guinée ne peut être qu'attirée par cette statue que je suis très fier de présenter ici comme étant le style le plus ancien connu de statues Massim, ceci en l'honneur du Dr Harry Beran, le légendaire spécialiste de l'art Massim, récemment décédé.

A partir de son iconographie il est possible de déduire que cette statue relève de la catégorie des «figures de maladie» ou «statue de magicien» du Massim ("La représentation des anomalies physiques dans l'art océanien, en particulier la région Massim de Papouasie-Nouvelle-Guinée", Dr Harry Beran, Pacific Arts Association, 3-6 avril 2013, article non publié)

 

Sur cette statue, les bras sont pliées vers l'arrière dans une position totalement anormale, les mains sont également déformées, un œil est crevé et une jambe est légèrement plus courte que l'autre.

Harry Beran (communication personnelle) a convenu avec moi que la présenté statue Massim "représente probablement des déformations" et il a ajouté que "des statues ont été faites à des fins magiques mais il est impossible de savoir sans avoir les informations du propriétaire au moment de la collecte". Nous souscrirons volontiers à cette position prudente et formons donc l'hypothèse qu'il s'agit d'une figure de magicien, donc fabriquée et utilisée pour contrer les effets des déformations (probablement causées par une maladie inconnue, plus que magique, à l'époque, et très probablement importée par des marins européens - voir Nicholas Thomas)

 

Maintenant, en ce qui concerne le style général et l'âge de cette pièce, je pourrais comparer positivement le style, les caractéristiques stylistiques, le bois et les pigments, avec six autres statues: 3 personnages conservés au British Museum et donnés en 1895 et 3 conservés au Musée national d'anthropologie de Florence, un don de 1898.

Du premier groupe au British Museum (voir photo de groupe ci-dessous avec les statues les plus "colorées": Oc1895, -296, 297 et 298), toutes collectées dans le "Trobriand" et donnés par William Whitten en 1895, toutes de même taille (entre 32 et 44 cm) et présentant les mêmes traits stylistiques - qui sont facilement comparables aux statues Massim en bois noir plus récentes (ici toutes sont en bois blanc) et l'on peut même penser que la statue de droite à été réalisée par le même sculpteur.

 

Du deuxième groupe au Musée de Florence (voir photo de groupe avec les statues de couleurs naturelles - images tirées du livre "Art Papou", Musée de la Vileille Charitée, Marseille, 2000, p. 130-130), tous ont été apportés de retour de "Milne Bay" par A. Scheidel en 1898 et sont un peu plus grandes en taille (54 à 59 cm) et nous pouvons également trouver de nombreuses caractéristiques stylistiques similaires.

 

La sensation générale archaïque qui se dégage de ces statues, dont je dois rappeler qu'elles sont les plus anciens exemples connus dans les collections, se distingue clairement des autres œuvres figuratives Massim connues. Aussi je suis tenté de qualifier cet art de "proto-Massim" (comme il y a un art proto-Dogon). Ceci non seulement à cause de leur propre style archaïque, mais également en raison des connexions stylistiques qui peuvent être établies avec d'autres cultures pourtant issues de régions côtières éloignées. En partant de la baie de Humboldt, et des types environnants d'œuvres figuratives incisées, l'on peut suivre un chemin de petites pierre blanches essaimées qui nous mène aux œuvres figuratives du lac Sentani, et ce jusqu'à la région de Massim ... qui est également l'itinéraire suivi par la langue proto-austronésienne et l'ancienne branche asiatique (Souvenez-vous de la hache Dong Son trouvée à Sentani) des habitants de d'actuelle Papouasie-Nouvelle-Guinée.

 

La statue Massim est en bon état pour son âge, il reste des pigments blancs et foncés et la surface est oxydée. Les oreilles et le nez sont percés, il y a une vieille cassure sur un pied et sur le pénis ainsi qu'une fissure longitudinale sur le dos (maintenant stable). Socle en bois sur mesure par Romain Laforêt.

 

H: 32,5 cm

Prix: sur demande écrire un email